Vie municipale » Découvrir Saint-Mard

Saint-Mard se trouve à proximité de la ligne de chemin de fer reliant Paris à Soissons. Situé à une distance de 3 km au sud de Dammartin-en-Goële, à 20 km au nord-ouest de Meaux, à 32 km au nord-est de Paris, notre village est idéalement niché entre les collines de Montgé-en-Goële et de Dammartin, d’où l’on peut apercevoir son clocher se dresser fièrement à l’horizon.

Un peu d’histoire …

Saint-Mard qu’on écrivait anciennement Saint-Marc ou Saint-Marcq, est, selon l’Abbé Lebeuf, un dérivé de Saint-Médard, qui est du reste le patron de la paroisse.
Ce village dépendait autrefois de l’Ile-de-France, dans la partie appelé la Goële et était compris dans la généralité de Paris : élection, subdélégation et grenier à sel de Meaux, bailliage et gruerie de Dammartin. Il était régi par la coutume de Paris.

Le chapitre de la Collégiales Notre-Dame de Dammartin, possédait à Saint-Mard un fief appelé le fief de Pierre de Brie, qui se composait de 2,5 arpents de terres labourables et dépendait de fief de Jean Orlan, situé également à Saint-Mard et appartenant au Seigneur de Mauregard.

Le 8 mai 1644, messire Charles Mazerat, doyen des chanoines de Notre-Dame de Dammartin porta foi et hommage pour le fief de Pierre de Brie, à messire Jacques Amelot, conseiller du roi, premier président en sa cour des aides et Seigneur de Mauregard.
Le prieuré-curé de Saint-Jean de Dammartin possédait à Saint-Mard un autre fief en terres labourables. Ces terres étaient affermées en 1697 pour un loyer annuel de 960 livres.

Vers l’an 1600, Pierre Vivien, conseiller du roi, était seigneur, en partie de Saint-Marcq. L’an 1617, messire Jehan Vivien, fils du précédent, écuyer se qualifiait également sieur de Saint-Marcq, en partie.
En 1623, la seigneurie de Saint-Mard était considérablement diviée entre les membres de la famille Vivien ; d’une part, messires Odwin, Du Puy et Feydeau se qualifaient, cette même année, seigneurs de Saint-Marc, comme héritiers de Jehan Vivien.
Le premier : Alexis Odwin, avocat au Parlement, avait épousé Jeanne Vivien, fille de Jehan Vivien.
Le deuxième : Guillaume Du Puy, conseiller du roi, trésorier général des guerres de Normandie, était aussi héritier de Jehan Vivien à cause de Marie Vivien son épouse.
Le troisième : Claude Feydeau, écuyer sieur d’Esrouville, se disait seigneur de Saint-Marc, à cause de Louise Vivien son épouse, légataire universelle de feu messire Jehan Vivien.
D’aupre part, on voit également en 1623, damoiselle Binet, veuve en premières noces de feu Louis Vivien, écuyer, sieur de Saint-Marc, tutrice de Catherine Vivien, leur fille.

La cure de Saint-Mard possédait en 1630 : 23 arpents, 3 quartiers de terres labourables affermées moyennant un loyer annuel de 20 setiers de blé froment, mesure de Paris, à 6 minots de Dammartin pour setier de Paris. En 1622, le revenu temporel (dîmes, droits et redevances diverses) de ladite église, à l’exception des biens fonciers, était affermé pour un revenu de trois cents livres tournois.

En 1722, le domaine de la cure de Saint-Mard atteignait 23 arpents, qui, avec les petites dîmes « tant d’agneaux, cochons de lait, oisons et filasses », étaient loués 284 livres.

Le 18 octobre 1770, demoiselle Henriette Charlotte Navarre, fit don, à l’église de Saint-Mard d’une rente de 24 livres, pour l’instruction des enfants de la paroisse. Ce n’est guère qu’à dater de XVII ème siècle que nos archives conservent les noms des anciens seigneurs de Saint-Mard ; cependant, l’origine de cette seigneurie doit-être beaucoup plus ancienne, pusiqu’il est fait mention dans un acte du 11 juillet 1113, de messire Jacques Touzat, garde de sceaux du Comté de Dammartin, seigneur en partie, de Longperrier et de Saint-Marc.

Le 17 décembre 1840, le château de Saint-Mard et toutes ses dépendances devinrent la propriété de M. Alexandre, baron de Montbrun, commandeur de l’ordre du Wasa et propriétaire du château de la Thuilerie, à Dammartin. C’est dans le canton de Dammartin en Goële que se rencontre la Seigneurie initiale de St Mard, un château fort datant au moins du IX siècle, avec son église dédiée à St Médard, et son vieux bourg, une localité appartenant aujourd’hui à l’arrondissement de Meaux. Malheureusement, les vieilles pierres de l’antique fortification ne peuvent plus parler. Dans sa furie, le Baron Alexandre De MONTBRUN, fit raser les lieux. Le nom du lieu vient de St Médard qui, au VI siècle évangélisa la région entre Paris et Montmorency. Les caprices de l’orthographe et des abréviations transformèrent au gré des documents la désignation en Sanctus Medardus, St Maard, Sanctus Mardus, St Mars, St Marcq … etc.

La seigneurie de Saint-Mard était une baronnie, elle relevait du comté de Dammartin et formait un domaine comprenant :

  • Le Château et ses dépendances, qui occupait l’extrémité ouest du village avec une superficie de vingt arpents enclos de murs. Ce château fut rasé par le Baron Alexandre De MONTBRUN, propriétaire du château de la Thuillerie, à Dammartin, les arbres du parc et des avenues furent également abattus.
  • Le fief dit du Carrouge qui formait une ferme contenant un grand corps de logis, cour, grange, bergeries, écuries, colombier et autres batiments, 2 jardins et dépendances, avec 300 arpents de terres labourables et prés. Les terres de ce fief étaient louées à raison de 11 livres l’arpent en 1647.
  • Le fief des Tournelles, qui consistait en un manoir appelé maison des Tournelles.
  • Le fief des Fossés, comprenant environ 25 arpents de terre et refermant autrefois un vieux château avec pont-levis.
  • Le fief des Tillières, consistant en 46 arpents de bois et de taillis avec droit de justice. En 1676, messire Jacques Blanquet était Seigneur des Tillières et du château de Saint-Suplex (Saint-Soupplet).
  • Le fief des Essarts comprenant 80 arpents de bois et taillis avec la platrière dite d’Allemagne.
  • Le fief Galopin consistant en 2 maisons couvertes de chaume.
  • Cette baronnie était également constituée par le fief de Compans, le fief de la Malnoue, le fief Hazart, le fief Detout, le fief Jean de Tève, le fief Jean Darcq, le fief Charles de Melun, le fief Jean de Nantouillet, le fief Lizart de Senlis, le fief de Lieuville.

Le comte de Dammartin, jouissait du droit de haute justice dans toute l’étendue de la seigneurie de Saint-Mard

Fiche d’identité

Nom : Saint-Mard
Nom des habitants : Mardochiens et Mardochienne
Région : Ile de France
Département : Seine-et-Marne
Code postal : 77230
Sous préfecture : Mitry-Mory
Chef lieu de canton : Dammartin-en-Goële

Une ville dotée de nombreux équipements :
• La proximité de Paris et du pôle aéroportuaire Roissy CDG
• Une desserte ferroviaire avec gare SNCF
• Un axe routier (RN2) reliant l’A104 et l’A1
• Une vaste zone d’activités en cours d’aménagement avec espace commercial.
• Un rééquilibrage emploi / habitat lié à ces nouvelles activités

Quelques chiffres

Superficie

6,25 km2

Altitude

120m

Habitants

3 873
(au 1er janvier 2024)

Les maires

  • depuis 2008 – Daniel Dometz
  • 1983-2008 – Roger Boullonnois
  • 1977-1983 – Paul Gauthier
  • 1947-1977 – Emile Cacheux
  • 1944-1947 – Henri Louche
  • 1939-1944 – Simon-Courton Vandenabelle
  • 1925-1939 – Claude Cheveaugeon
  • 1920-1925 – Alfred Fourie
  • 1912-1919 – Hyacinthe Sainte Beuve
  • 1909-1911 – Lucien Eugène Vérin
  • 1896-1908 – Hyacinthe Sainte Beuve
  • 1895-1900 – Sainte Beuve
  • 1893-1895 – Dubois Armand
  • 1888-1893 – Sainte Beuve Hyacinthe Charles
  • 1871-1888 – Leduc Jacques
  • 1869-1871 – Verin Eugène Honoré
  • 1868-1869 – Fouillaux Edouard
  • 1863-1867 – Mouton Charles
  • 1859-1862 – Demoncy Charles
  • 1855-1859 – Pasquier Jean François
  • 1848-1855 – Roland Claude
  • 1830-1844 – Roland Benoit
  • 1800-1829 – Roland Claude